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Je suis la France — I am France

Alors que la marche républicaine battait son plein à Paris, je me devais de participer à ce rassemblement, mais à Londres. En tant que citoyenne française, je ressentais ce besoin d’être parmi d’autres français, de tous se soutenir dans cette période délicate, allons même jusqu’à dire traumatisante, que vit notre pays. Ces gens ont voulu nous affecter, et ils l’ont fait sans aucun doute, mais ils nous ont aussi rassemblés, et je ne pouvais pas cacher mon émotion en voyant toutes ces personnes unies, peu importe leur religion, leur couleur de peau ou leur âge. Unis pour la même cause, pour applaudir indirectement les victimes des attentats, pour chanter la Marseillaise en leur honneur.

Quand tout cela est arrivé, je n’y ai pas cru. Je ne pensais pas que cela pouvait arriver ici aussi. Dans une pensée un peu égoïste, on pense que c’est une menace qui n’arrive qu’aux autres, et pourtant elle peut toucher n’importe qui, même des dessinateurs parce qu’ils dessinaient, même des policiers parce qu’ils étaient policiers, même des juifs parce qu’ils étaient juifs.

Cette journée du 11 janvier 2015 était sûrement historique car le peuple français a défilé par millions dans les rues pour défendre sa liberté d’expression, ses idées, pour remercier les forces de l’ordre pour leurs actions. Alors que ces hommes voulaient terroriser, ils nous ont juste soulevés, unis en une foule compacte bien décidée à protéger ce qu’elle considère comme les fondements de la République, parce que tous ces hommes et ces femmes sont morts pour la liberté d’expression, la liberté de culte, et la liberté d’être simplement ceux qu’ils étaient.

C’était ma toute première “manifestation”, mon tout premier rassemblement officiel, et je m’en souviendrai à coup sûr pour plusieurs raisons : la cause d’abord, malheureusement de plus en plus présente aujourd’hui ; puis l’unité de tout un peuple, même à l’étranger, qui chante son hymne d’une seule voix ; l’unité des étrangers qui se joignent à cet hommage ; et les drapeaux de différents pays pour montrer que finalement, ce n’est pas que la France qui est touchée puis unie face à ce danger, mais le monde entier.

Unis pour la liberté, c’est ce qui me restera en mémoire de ce jour particulier, après une semaine éprouvante, ainsi que ces quelques slogans apparus sur des pancartes lors des manifestations ou sur des dessins répondant aux attaques :

• “Je suis Charlie”

• “ Les canards voleront toujours plus haut que les fusils.”

• “C’est l’encre qui doit couler, pas le sang.”

• “Je suis Charlie. Je suis juif, musulman ou chrétien. Je suis policier. Nous sommes la France.”

• “Ils ont voulu tuer Charlie, ils ont soulevé la République.”

• “Ils voulaient mettre la France à genoux, ils l’ont mise debout.”

En hommage à Charb, Moustapha Ourad, Cabu, Ahmed Merrabet, Tignous, Wolinski, Honoré, Bernard Maris, Michel Renaud, Franck Brinsolaro, Frédéric Boisseau, Elsa Cayat, Clarissa Jean-Philippe, Yohan Cohen, Yoav Hattab, François-Michel Saada et Philippe Braham.

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While the Republican walk was going on in Paris, I needed to be part of this meeting, but in London. As a French citizen, I felt that I needed to be with other French people, that we had to support one another in this delicate, I would even go as far as to say traumatic, period for our country. Those people wanted to affect us, and they did, but they also gathered us, and I could not hide my emotion when I saw all those people united, regardless of their religion, their skin colour or their age. United for the same cause, to applaud the victims of the murder attacks and hostage takings, to sing the Marseillaise in their honour.

When it all happened, I could not believe it. I thought it could only happen to the others, not here, which I admit is badly selfish. And yet, this threat can hit every one, even drawers because they drew, even policemen or policewomen because they were policemen or policewomen, even Jews because they were Jews.

This 11 January 2015 was probably historical because the French did not hesitate to march by the millions in the streets to defend and protect their freedom of speech, their ideas, to thank police forces for their actions. When those assailants wanted to terrorise, they just rose us, united in a dense crowd determined to defend what we consider as the founding principles of the Republic, because all those men and women died for freedom of speech, for freedom of religion, and for the freedom of simply being who they were.

This was my very first “demonstration”, my very first official meeting, and I will remember it for sure for several reasons: first, the cause, unfortunately more and more present and spreading today; then the unity of an entire people, even abroad, who sings its anthem with one voice; the unity of foreigners who gathered with us for this tribute; and because there were several flags from several countries to show that, finally, it is not only France which is hit and then united in front of this danger, but the whole world.

United for freedom is what will remain in my memory from this very particular day, after a tough week, as well as some slogans which appeared on placards during the demonstrations, or on drawings answering to the attacks:

• “Je suis Charlie” (“I am Charlie”)

• “ Les canards voleront toujours plus haut que les fusils.” (“Newspapers will always fly higher than rifles.”)

• “C’est l’encre qui doit couler, pas le sang.” (“Ink has to flow, not blood.”)

• “Je suis Charlie. Je suis juif, musulman ou chrétien. Je suis policier. Nous sommes la France.” (“I am Charlie. I am Jewish, Muslim or Christian. I am a policeman. We are France.”)

• “Ils ont voulu tuer Charlie, ils ont soulevé la République.” (“They wanted to kill Charlie, they rose the Republic.”)

• “Ils voulaient mettre la France à genoux, ils l’ont mise debout.” “(They wanted to bring France to its knees, they make it stand up.”)

In tribute to Charb, Moustapha Ourad, Cabu, Ahmed Merrabet, Tignous, Wolinski, Honoré, Bernard Maris, Michel Renaud, Franck Brinsolaro, Frédéric Boisseau, Elsa Cayat, Clarissa Jean-Philippe, Yohan Cohen, Yoav Hattab, François-Michel Saada et Philippe Braham.

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